Photography

JP/CA/FR
2021-2024
Sony Alpha7 FE4/24-70
I need a new lens...

When I arrived in the US, my comfort with the English language was not as good as it is today. So when I started looking for a job, I didn't know that I should define myself as an "urban designer" and applied the literal translation from French: "urbanist."

After a few months, my colleagues explained that the term "urbanist" is very generic. "Urbanist" doesn't necessarily define a skill or a work, but more a way to observe in our urban environment, an attitude. And urbanists can be people with a deep interest in the urban environment without necessarily working in that field.

So when I think about photography, what I like to do, and how I am experiencing it, I don't define myself as an Urban Designer or even Architect, but as an Urbanist. I am actually not a great fan of architectural photography. I find it often dominated by the aesthetics of shapes, texture, and geometry, aiming to contemplate the envelope of human expression rather than the opportunities it opens.

I wish to observe a different approach to the city. I want to picture the pieces that generate opportunities for human life and expression.

I am using photography as a memory of places and features, feeding my practice in designing urban environments, and always trying to answer the eternal question, "What makes a great place?".

That way, I want to feed my creativity with places, usages, colors, and histories to compose unique urban environments. Because the city is a vibrant place to be enjoyed, and it should be composed of an infinite declination of experiences.



Lorsque je suis arrivé aux États-Unis, je n’étais pas aussi à l’aise en anglais qu’aujourd’hui. Lorsque j’ai cherché un premier emploi, je ne savais pas que je devais me présenter comme “urban designer” et j’ai littéralement traduit “urbanist” sur mon CV.

Après quelques mois, mes collègues m’ont expliqué que le term “urbanist” est très générique. “Urbanist” ne définit pas nécessairement une compétence ou un travail, mais un manière d’approcher l’espace urbain, s’y intéresser, et éventuellement d’y adopter une attitude. En français, un « urbanist » est en fait un « urbain ». Tout simplement.

Alors quand je réfléchis à ce que j’aime en photographie et à la manière dont j’approche la discipline, je ne me définis pas comme “urban designer” ou encore moins architecte, mais comme un urbain. D’ailleurs, je ne suis pas vraiment intéressé par la photographie d’architecture. Je la trouve dominée par l’esthétique des formes, des textures et des géométries, contemplative de l’enveloppe de nos expériences des espaces et non des opportunités que les lieux représentent.
Je souhaite porter un autre regard. Je veux capturer ces échantillons urbains qui génèrent ces opportunités support de notre expression et de nos partages.

J’utilise alors la photographie comme moyen de constituer une mémoire des lieux et de leurs caractéristiques, alimentant ma pratique de la construction d’environnements urbains. Toujours en train d’essayer de répondre à cette éternelle question: « Comment se construit l’expérience d’un lieu? »

De cette manière, je veux alimenter ma créativité avec ces lieux, leurs usages, des couleurs, des histoires pour créer des environnements urbains uniques. Parce que la ville est un lieu fait pour être célébré, et doit être constituée d’une infinité d’expériences différentes.